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Syndrome prémenstruel : comprendre vos hormones et apaiser votre cycle

Syndrome prémenstruel : comprendre vos hormones et apaiser votre cycle

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Chaque mois, certaines d’entre nous ressentent ce mélange de fatigue, de sautes d’humeur et de fringales impossibles à contrôler. Ce n’est pas juste “un coup de stress” ou un caprice du corps : c’est le SPM, le syndrome prémenstruel, qui nous envoie un message clair. Nos hormones parlent, notre corps alerte, et chaque symptôme est une invitation à écouter ce que notre cycle a à nous dire. Dans cet article, réalisé avec Magali Berisa, naturopathe spécialisée en santé hormonale et endométriose, nous vous aidons à décoder ces signaux, à comprendre vos émotions avant les règles et à vivre votre cycle féminin avec sérénité, conscience et douceur.

Le syndrome prémenstruel : un message du corps

Le syndrome prémenstruel (SPM) est souvent considéré comme un simple passage mensuel, un moment pénible mais banal. Pourtant, lorsqu’il devient intense, douloureux, émotionnellement violent ou difficile à gérer, le SPM révèle bien plus qu’un choc hormonal. Le syndrome prémenstruel agit comme un véritable message du corps, une manière pour l’organisme d’exprimer qu’un équilibre hormonal s’est fragilisé et qu’il est temps de l’écouter dans le cycle menstruel.

Beaucoup de femmes ressentent, juste avant leurs règles, une fatigue écrasante, des sautes d’humeur, une irritabilité inhabituelle, une hypersensibilité profonde ou des envies alimentaires incontrôlables. Ces manifestations ne sont pas des caprices biologiques : elles sont le reflet d’un système hormonal, nerveux ou digestif qui cherche à se réajuster.
Le syndrome prémenstruel devient ainsi un signal précieux, un indicateur de ce que nos hormones tentent de nous dire.

Quand le SPM devient intense : le trouble dysphorique prémenstruel

Parfois, cette période peut même prendre une forme beaucoup plus forte, proche d’un “changement brutal d’humeur” que certaines vivent comme de la bipolarité alors qu’elle porte un nom bien précis : le trouble dysphorique prémenstruel. Dans cette version amplifiée du SPM, les émotions deviennent plus intenses, les réactions plus rapides, la nervosité plus sensible.
Ce n’est pas un trouble psychiatrique, ni un défaut personnel, mais une réponse hormonale excessive qui apparaît lorsque plusieurs facteurs se cumulent : stress prolongé, manque de sommeil, alimentation inflammatoire, carences, surcharge mentale, digestion perturbée ou foie surmené.
Le corps, dans ces moments-là, ne perd pas le contrôle ; il parle plus fort parce qu’il n’a pas été entendu plus tôt.

SPM et spiritualité : accueillir ses émotions avec douceur

Dans la vision spirituelle de l’islam, le corps et l’âme sont profondément liés. Les émotions ne sont jamais dénuées de sens et chaque déséquilibre est considéré comme un signal que l’être humain doit accueillir avec douceur, patience et introspection.
La période prémenstruelle est alors vue comme un moment où la femme doit se traiter avec encore plus de compassion, prendre soin de son cœur, protéger son mental, s’éloigner de la surcharge et revenir vers l’apaisement.

Les fragilités émotionnelles sont, dans cette tradition, des appels à ralentir, à rééquilibrer ce qui a été négligé, et non des fautes ou des manquements spirituels. Le corps, par sa sensibilité accrue au cours du syndrome prémenstruel, rappelle simplement que la femme n’est pas faite pour s’épuiser.

Les signes d’un syndrome prémenstruel déséquilibré

Lorsque le SPM est fort ou violent, il signale souvent une série de déséquilibres plus profonds.
Une glycémie instable entraîne des envies de sucre et des variations d’énergie.
Un foie surchargé rend les seins sensibles, augmente l’irritabilité et amplifie la rétention d’eau.
Un système nerveux saturé par le stress rend chaque émotion plus intense, un phénomène typique du syndrome prémenstruel intense.

Des carences, comme le manque de magnésium ou d’oméga-3, accentuent les tensions physiques et les réactions émotionnelles.
Une alimentation trop sucrée, trop excitante ou trop transformée entretient l’inflammation et fatigue davantage la régulation hormonale.

Ainsi, le SPM devient un miroir fidèle de notre hygiène de vie et de notre état intérieur, un reflet direct de ce que le cycle menstruel tente de nous signaler.

Ignorer le SPM : des conséquences sur la santé hormonale

Ignorer ces signaux n’est jamais sans conséquence. Lorsque les déséquilibres s’installent trop longtemps, le cycle se dérègle, la fatigue s’installe, la digestion se perturbe, la peau réagit, les douleurs s’intensifient.

À long terme, cela peut même ouvrir la porte à des pathologies hormonales comme le SOPK, l’endométriose ou certains troubles thyroïdiens.
Le syndrome prémenstruel, lorsqu’il est négligé, est souvent l’un des premiers avertissements que quelque chose doit être rééquilibré dans l’hygiène de vie féminine pour protéger l’équilibre hormonal.

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Apaiser le syndrome prémenstruel naturellement

Revenir vers un cycle apaisé demande de soutenir le corps avec douceur.
Une alimentation plus naturelle, plus stable et moins sucrée aide à rééquilibrer la glycémie.
Une digestion soutenue et un foie moins encombré facilitent la gestion hormonale.

Le magnésium et les oméga-3 apaisent le système nerveux et les émotions, deux piliers essentiels pour réduire les symptômes du SPM.
Le repos, le ralentissement et un rythme plus calme en fin de cycle permettent au corps de récupérer au lieu de lutter.

Le mouvement doux, la respiration profonde, et même la spiritualité comme le dhikr, les invocations, l’apaisement du cœur ramènent le système nerveux à un état plus stable, renforçant une relation saine avec le syndrome prémenstruel.

Écouter le syndrome prémenstruel : un chemin vers l’harmonie

Voir le SPM comme un message du corps permet de transformer cette période souvent redoutée en un moment de compréhension de soi.
Le cycle n’est pas un ennemi mais un guide. Les symptômes n’arrivent pas pour nous handicaper mais pour nous informer.

Le corps nous parle, le cœur ressent, et l’équilibre revient dès lors que l’on accepte d’écouter ce que ces signaux expriment. Quand on accueille ces messages avec bienveillance, douceur et ajustements progressifs, le syndrome prémenstruel perd de sa violence et la femme retrouve un état de calme, d’harmonie et de stabilité intérieure.

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